• Bienvenue dans la Press Room du PMU. De nos communiqués à notre fil Twitter en passant par les dossiers de presse, Observatoire des Loisirs ou la newsletter PMU Sport, cette nouvelle « salle de presse virtuelle » rassemble tous les éléments et informations utiles pour suivre au quotidien l’actualité du PMU, univers par univers.
Jeudi 15 octobre 2015 tagRUGBY

Coupe du Monde - Christophe Lamaison : "Ce match a changé notre vie"

  • PARTAGEZ SUR
  • twitter
  • facebook
  • linkedin

Vainqueur de la Nouvelle-Zélande lors de la demi-finale de coupe du monde 1999, l'ancien ouvreur Christophe Lamaison (44 ans) donne son avis sur le défi du XV de France samedi contre les Blacks.

christophe-lamaison
  © OLIVIER MORIN / AFP

Un match à part

"On connaissait déjà le calendrier de l'équipe de France et ce n'est donc pas vraiment une surprise de voir un France-Nouvelle Zélande se profiler. Cela ne s'est pas déroulé comme les joueurs l'auraient souhaité contre l'Irlande mais en tant que supporter, on préfère voir un match face aux Blacks plutôt que contre l'Argentine. Maintenant qu'on le sait, il faut se préparer à affronter ce qui se fait de mieux sur la planète rugby. Les All Blacks ont toujours impressionné, été avant-gardistes et proposé des choses extraordinaires dans le jeu. Ils dégagent une force incroyable et cela devient toujours des matches particuliers car il faut être à 200% pour les affronter et espérer gagner."

La demi-finale de 1999

"Comme pour tous ceux qui ont participé à ce match je crois, il s'agit du meilleur moment de ma carrière. Notre vie a changé après ce match, tout simplement. Il y a des moments comme ceux-là qui marquent l'esprit des gens et permettent d'en parler encore 15 ans après. C'était un authentique exploit et on a toujours du mal à expliquer aujourd'hui comment on est parvenu à gagner. L'équipe de France avait peu de moyens et s'est retrouvée face à une formation néo-zélandaise qui était là pour gagner la compétition avec des joueurs comme Jonah Lomu, c'était fou !"

Des similitudes ?

"La principale ressemblance avec ce rencontre et le rendez-vous de samedi, c'est le manque de garanties que propose le XV de France. On a encore du mal à expliquer l'échec face à l'Irlande, le système de jeu, les choix des entraîneurs… Ce sont un peu les mêmes phrases qu'à l'époque. Cela s'arrête là sur les similitudes car en 1999, on était sorti en tête de notre poule avec aucune défaite, on avait remporté un quart de finale face à l'Argentine avec de beaux mouvements, 40 points (victoire 47-23) et une certaine confiance dans notre jeu."

Comment battre les All Blacks ?

"On parle beaucoup de mental mais le rugby étant un sport de combat collectif, on est déjà préparé à cette notion de combat physique dès le plus jeune âge. C'est un peu la condition principale que d'être prêt mentalement avant de débuter un match de rugby ! Maintenant, quand on affronte les meilleurs, il faut plus de concentration, d'abnégation, ne rien laisser au hasard. Vu que c'est un match éliminatoire, je pense que les Français vont se dire qu'il faut tout tenter pendant 80 minutes. Derrière, c'est soit une demi-finale de coupe du monde, soit les vacances !"

Le poste d'ouvreur

"Il me semble que Fred (Michalak) s'en est bien sorti, à la main comme au pied, depuis le début du Mondial. Il a réussi à faire avancer l'équipe. Le souci face à l'Irlande est qu'il a été blessé… Après, c'est un mal français de taper sur le 10 quand les résultats ne sont pas bons. Mais pour l'instant, que ce soit Michalak ou Talès, ils ont sorti de bonnes performances je trouve. Face à l'Irlande, c'était plus une contre-performance collective. C'est très compliqué de juger quand on ne fait pas partie de l'équipe. Quand on part en coupe du monde, c'est une aventure qui dure plus de trois mois donc il y a des critères qui vont au-delà des qualités physiques qui sont prises en compte. Il y a une dimension humaine aussi. Je ne peux donc pas me permettre de donner mon avis sur les choix de joueurs car il y a des affinités à trouver que je ne connais pas. Bien sûr, on a tous envie d'être sélectionneur mais l'équipe choisie n'est pas toujours celle à laquelle on aurait pensé. Aujourd'hui, le meilleur au poste de demi d'ouverture en France, c'est Frédéric Michalak."

Le style Saint-André ?

"Le rugby a changé dans l'exigence. En tant que joueur, Philippe créait de l'incertitude, il était proche de Serge Blanco car ils bougeaient bien ensemble. Mais ce sport laisse moins la place au hasard. Il est donc obligé, même si ce n'est pas le rugby qu'il pratiquait, de rentrer dans un cadre pour se conformer à un rugby très strict. Malheureusement, il est parti dans un plan d'équipe qui n'a pas obtenu de résultats significatifs et j'ai bien peur que cela lui soit reproché… Je ne sais pas si c'est une question de système de jeu ou de joueurs mais dans un bilan on regardera uniquement les résultats. Est-ce qu'il est totalement fautif ? Ça, je ne sais pas !"

Jeudi 15 octobre 2015 tagRUGBY
  • PARTAGEZ SUR
  • twitter
  • facebook
  • linkedin
Newsletter
  • oct. 2015
    Newsletter PMU Sport n°269 - "Avec les Français, tout est possible…" [Lire la Newsletter]
Sur le même sujet
  • Vendredi 18 décembre 2015
    La 3e journée - Champions Cup [lire la news]
  • Jeudi 10 décembre 2015
    Dimitri Szarzewski : "Quelque chose de grand va se passer avec le Racing 92" [lire la news]
  • Jeudi 10 décembre 2015
    Champion's Cup - Laurent Travers : "Dan Carter peut nous rendre meilleurs" [lire la news]
  • Vendredi 20 novembre 2015
    Coupe des Champions - Baptiste Serin : "L'UBB a su se créer une notoriété à Bordeaux" [lire la news]
  • Jeudi 22 octobre 2015
    Avec nous, la routine n’est pas de mise [lire la news]
Voir tous les communiqués