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Vendredi 30 mai 2014 tagRUGBY - TOP 14

Castres avance toujours masqué

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Si Toulon a l’occasion de réaliser le doublé Coupe d’Europe-championnat en cas de victoire samedi en finale du Top 14 (21h00), Castres, champion de France en titre, entend bien décrocher un deuxième Bouclier de Brennus consécutif. Tout en ne le criant pas trop fort.

Au final, sur la pelouse du Stade de France samedi, après la rencontre opposant les deux meilleures équipes du Top 14 cette saison, ce sera forcément l’occasion de parler d’un doublé. S’il peut être quasi inédit pour Toulon après son sacre continental face aux Saracens (23-6) (Toulouse avait remporté la H Cup et le Top 14 en 1996 mais les clubs anglais n’avaient pas pris part à la compétition européenne), pour Castres, champion de France en titre, l’occasion est belle de conserver à nouveau le Bouclier de Brennus dans le Tarn. Et le CO y croit forcément dur comme fer, même s’il le revendique à voix basse.

» Castres la joue modeste

Entre Castres et Toulon, c’est un peu l’histoire du club rural face à celui de la ville. Si on dénombre 45 000 habitants dans la cité tarnaise, Toulon fait figure de métropole avec ses 165 000 âmes. Et c’est une vision qui plaît assez à Antoine Claassen, le troisième-ligne centre castrais : «A Castres, il y a deux choses : le laboratoire Pierre Fabre et le Castres Olympique. Dès qu’on sort en ville, on peut parler avec les gens, on a de bonnes relations avec eux car ce sont eux qui viennent nous supporter tous les week-ends.»

Un discours plein de bon sens qui en dit long sur la manière dont le champion de France en titre prépare sa finale. «Le club nous inculque l’humilité, témoigne Rémi Talès, ouvreur du CO. On avance un peu masqué, sans être trop médiatisé.» Mais pas question de s’en plaindre. «Ça nous arrange pas mal en fait, poursuit Talès. Car on sait que notre plus belle réponse est d’être aujourd’hui en finale du Top 14.»

» Un parcours atypique

Antonie Claassen, qui joue son dernier match avec les couleurs castraises avant de prendre la direction du Racing-Métro la saison prochaine, tombe même parfois dans la provocation, voire l’ironie : «On est un petit club. On a parfois entendu qu’on avait été champion de France avec de la chance. Peut-être...» Une chose est sûre, le club entraîné par David Darricarrère n’a pas connu une saison très facile, qualifié in extremis pour les phases finales avec une sixième place à l’issue de la phase régulière et un point de plus que le Stade Français (7e).

Le club a notamment dû composer avec une inefficacité chronique à l’extérieur (une victoire et un nul en 13 rencontres). «Mais c’est normal, se défend Claassen. Le champion en titre est toujours plus attendu que les autres équipes. On a connu un début de saison difficile mais on a vite compris qu’il fallait oublier le titre et assumer notre standing.» En engrangeant les points à domicile avec 12 victoires et un nul.

» Mourad Boudjellal agacé par son adversaire

Castres avance donc clairement avec l’étiquette de l’outsider dans cette finale. Et Toulon passerait presque pour un arrogant aux dires de Talès : «Toulon affiche ses ambitions cette année. Il annonce le doublé.» Avant de tenter un coup de bluff : «Cela fait leur troisième finale d’affilée en championnat (sans victoire pour le moment). La pression est donc sur leurs épaules.» Et quand l’argument de la semaine supplémentaire de récupération est avancé, il s’adonne à un exercice qu’il maîtrise bien : botter en touche. «On saura si c’est un avantage à la fin du match car cette semaine nous a sortis de la compétition. On est rentré seulement mardi dans la préparation de la finale. Et puis, sur un match de phases finales, c’est surtout l’aspect mental qui compte, avant le physique.»

Alors Castres est-il réellement le petit Poucet de la finale ? Mourad Boudjellal, le président toulonnais, a bien son avis sur la question : «Les Castrais sont champions de France, finalistes cette année et ils viennent de sortir Clermont (en barrages, 22-16) et Montpellier (en demie, 22-19). On ne peut que les respecter. Mais le respect, c’est aussi de ne pas se faire passer pour les tout-petits. Quand on a les moyens du groupe laboratoire Pierre Fabre, c’est presque insultant, pour ceux qui ne les ont pas, de faire croire qu’on n’a que du talent face à des gens qui ont beaucoup d’argent parce que c’est faux.» Les mêmes arguments, mais pas la même interprétation…

Vendredi 30 mai 2014 tagRUGBY - TOP 14
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