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Vendredi 6 juin 2014 tagFOOT

Manuel Amoros : « Si on dit qu’on veut gagner le Mondial… »

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Ancien arrière droit de l’équipe de France de football (1982-1992), Manuel Amoros (52 ans) porte un regard ambitieux sur le groupe qui va s’envoler pour le Brésil disputer la prochaine Coupe du monde (12 juin-13 juillet). Avec deux phases finales disputées (1982 et 1986), il connaît les secrets d’une bonne préparation. Et son expérience (82 sélections, un but) lui donne le droit de donner des conseils.

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La préparation de l’équipe de France

«Je porte un œil de supporter sur cette équipe de France, forcément. Je remarque qu’elle a marqué quatre buts contre la Norvège (4-0, 27 mai), c’est toujours bon pour la confiance, mais on ne peut pas en tirer de conclusions concernant le niveau de l’équipe. Comme en témoigne le nul qui a suivi contre le Paraguay (1-1, 1er juin), qui n’est même pas qualifié pour la Coupe du monde. On verra déjà dimanche avec le dernier match contre la Jamaïque comment les Bleus évoluent… 

Pendant ces matches, il s’agit surtout pour Didier Deschamps de donner du temps de jeu à ses joueurs. Il veut mettre en place le schéma tactique qu’il a en tête pour la compétition. Du gardien de but jusqu’aux attaquants, il est important que les joueurs s’en imprègnent pour pouvoir se l’approprier et le respecter quand les matches décisifs vont arriver.

Cela doit aussi permettre au sélectionneur de vérifier s’il ne se trompe pas dans le système qu’il a prévu. Toutes ces réflexions se font durant ces matches de préparation. Je me souviens qu’on avait joué des matches amicaux avant le Mondial 1986 et ils avaient été un peu catastrophiques. Pourtant, on a terminé troisième de l’épreuve. Il faut se méfier de ces rencontres car on joue toujours en voulant éviter la blessure qui pourrait nous priver d’une Coupe du monde. Quoi qu’on dise, on ne joue jamais à 100% les matches de préparation.»

Un nouvel horizon pour les Bleus ?

«Il faut dire que la qualification pour le Mondial a été un petit miracle pour cette équipe. Avec le match proposé par les Bleus en Ukraine lors du barrage aller (défaite 2-0), il y avait de quoi être inquiet. Après, c’est vrai qu’au retour, ils ont pris la rencontre par le bon bout et c’est passé… Depuis, Didier Deschamps n’hésite pas à faire appel à de jeunes joueurs et les gens s’y reconnaissent peut-être davantage. Mais je crois que les supporters ont eu peur de ne pas voir l’équipe de France à la Coupe du monde et c’est ce qui a créé cet élan depuis la qualification. Le groupe, dans l’ensemble, a réussi à passer à autre chose. Mais les joueurs aussi ont senti le poids qui aurait pesé sur eux s’ils n’avaient pas réussi à aller au Brésil. Je pense que c’est une équipe qui a de l’avenir.

Il faut que ce groupe prenne chaque compétition en son temps et ne pas penser à l’Euro 2016 en partant pour la Coupe du monde 2014, cela ne servirait à rien. Après le Mondial, le président de la Fédération française de football et Didier (Deschamps) tireront des bilans. Afin de repartir sur de nouvelles bases car il va y avoir des fins de cycle pour quelques joueurs. Il sera sûrement nécessaire de parier sur des jeunes qui emmagasinent déjà beaucoup d’expérience. Est-ce qu’il aurait fallu le faire un peu plus tôt à travers quelques matches amicaux ? C’est ce qui a été fait avec Antoine Griezmann notamment. Donc on aura le temps de s’y pencher après la compétition. Personnellement, j’aime beaucoup Paul Pogba et Raphaël Varane. Ils sont très jeunes et ils représentent l’avenir des Bleus. Déjà dans leur club respectif, ils sont très forts. C’est sur eux qu’il faut s’appuyer, cela me paraît évident.»

La Coupe du monde, le rêve de tout joueur

Tout le monde peut discuter le choix des 23 joueurs mais maintenant, ils sont là et on sait qu’il va falloir composer avec eux pour aller le plus loin possible. En 1982, pour mon premier Mondial, j’étais jeune (20 ans). Quand on arrive dans ce genre de compétition, on ressent beaucoup de bonheur parce qu’on sait qu’il s’agit de la reconnaissance ultime, c’est le summum de ce qu’on peut espérer quand on s’imagine footballeur professionnel. Il faut qu’ils se rendent compte que tout le monde n’a pas cette chance. Pendant un mois, au mieux, on est plongé dans l’épreuve et c’est vraiment fabuleux à vivre.»

La gestion du groupe de Deschamps

«La vie d’un groupe, il y a différentes façons de la gérer. Après, savoir s’ils se couchent tard, s’ils écoutent de la musique, s’ils sont dans leur chambre, c’est de leur responsabilité. Concernant les réseaux sociaux, c’est pareil. Les comparaisons sont toujours délicates à faire car le football n’est plus le même et beaucoup de choses ont changé depuis les années 80 mais il faut savoir vivre avec son temps et c’est normal si les joueurs d’aujourd’hui ne ressemblent pas à ceux de notre époque.

Didier, c’est un gagnant. Il a surtout eu des résultats avec les clubs dans lesquels il est passé en tant qu’entraîneur, mais le métier de sélectionneur national est différent. Il est parvenu à décrocher la qualification pour la Coupe du monde et c’était le premier objectif qu’il s’était fixé avec la Fédération. Du moment qu’on atteint ses objectifs, on peut avancer tranquillement. Personnellement, je voudrais que l’équipe de France aille au bout et s’impose. Et je pense que c’est le vrai état d’esprit du groupe. Mais en France, si on dit ça avant de partir au Brésil, on dit qu’on est prétentieux. Ce serait mal interprété par les médias. Le problème, c’est qu’on peut penser des choses, mais il ne faut pas toujours les dire… »

Vendredi 6 juin 2014 tagFOOT
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