• Bienvenue dans la Press Room du PMU. De nos communiqués à notre fil Twitter en passant par les dossiers de presse, Observatoire des Loisirs ou la newsletter PMU Sport, cette nouvelle « salle de presse virtuelle » rassemble tous les éléments et informations utiles pour suivre au quotidien l’actualité du PMU, univers par univers.
Jeudi 2 octobre 2014 tagRUGBY - TOP 14

Jean- Baptiste Poux : «Les clubs sont gérés comme des entreprises»

  • PARTAGEZ SUR
  • twitter
  • facebook
  • linkedin

A 35 ans, Jean-Baptiste Poux vit le dernier défi de sa carrière à Bordeaux-Bègles, un club qui ne cesse de progresser en Top 14. Avant de recevoir le leader clermontois (samedi, 14h45) pour le compte de la 8ejournée, le pilier français revient sur l’actualité de son club, celle de Toulouse, où il a passé plus de dix ans, ou encore du XV de France.

Dans quel état d’esprit vit le groupe de Bordeaux-Bègles ?

On travaille dans de bonnes conditions. On sait qu’on dispute un championnat très difficile et qu’il faut s’accrocher tous les week-ends mais l’ambiance du groupe est vraiment bonne. Il y a un noyau dur qui est au club depuis quelques années maintenant.

L’UBB est le club le plus populaire du Top 14 si l’on se réfère aux affluences. Qu’en pensez-vous ?

C'est vrai, on commence à créer un certain engouement autour du club. Pas mal de personnes viennent nous voir jouer. C’est une bonne chose de retrouver un grand club en Gironde. Il y a eu un passage à vide durant quelques années et maintenant on sent le soutien de cette terre de rugby. Si les gens viennent nous voir, c’est aussi parce qu’on propose du beau jeu, avec de belles affiches et une bonne ambiance au stade. En plus, à partir de l’année prochaine, tous les matches se disputeront à Chaban-Delmas, donc on sent que le club progresse. C’est la politique de la présidence.

La fusion entre Bordeaux et Bègles était-elle obligatoire pour la survie des deux clubs ?

Oui, bien sûr. Le Top 14 demande de plus en plus de moyens donc si toutes les forces vives d’une région ou d’une ville ne se mobilisent pas, le club ne reste pas parmi l’élite. Mais cela dépend aussi de l’histoire des clubs quand il y a une fusion. Il faut un minimum d’entente. On le voit bien avec Biarritz et Bayonne où c’est plus difficile…

Après onze saisons passées à Toulouse (de 2002 à 2013), pourquoi avoir choisi de rejoindre Bordeaux-Bègles ?

Je voulais voir autre chose. J’ai connu pendant longtemps un club qui jouait le haut du tableau et je souhaitais rejoindre une équipe, certes ambitieuse, mais qui joue également son maintien, comme beaucoup d’autres. C’est complètement différent. C'est bien de participer au parcours d'un club qui progresse et grandit d’année en année.

Que pensez-vous de la situation de Toulouse, qui vient de connaître cinq défaites consécutives en championnat ?

Toulouse se trouve en difficulté cette saison mais il y a eu d’autres moments où c’était le cas par le passé. Je ne m’inquiète pas pour le Stade Toulousain, il y a tout là-bas pour rester le grand club qu’il est. C’est une mauvaise passe mais il va rebondir, je n’en doute pas.

La présence de Raphaël Ibañez dans le staff de l’UBB vous a-t-elle influencé pour prendre votre décision ?

Avec Raphaël Ibañez, j’ai connu une relation de capitaine à coéquipier en équipe de France et maintenant ce sont des relations de manager à joueur. Donc même si on se connaît bien, ce sont des relations toujours particulières.

Vous totalisez 42 sélections internationales, quel regard portez-vous sur le XV de France ?

C’est une équipe qui connaît une crise de confiance liée à une crise de résultats.  Mais je suis certain que c’est un groupe qui travaille bien. Je connais les entraîneurs et pas mal de joueurs qui composent le groupe et je sais que la qualité est là. Je suis persuadé qu’en commençant la préparation de la coupe du monde, cela se passera mieux pour eux. Il ne faut pas oublier qu’il y a pas mal de jeunes joueurs qui commencent leur carrière internationale.

Que pensez-vous de la polémique d’appeler des joueurs étrangers en équipe de France, comme Rory Kockott par exemple ?

Il ne faut pas qu’il y ait un trop grand nombre d’étrangers en équipe de France car je pense à nos jeunes dans les centres de formation, j’ai tendance à me dire que cela les dégoûte un petit peu de voir qu’on fait appel à des étrangers. Après, qu’il y ait deux ou trois joueurs exceptionnels, à la rigueur, pourquoi pas ? Le problème vient aussi du fait que les clubs font venir des étrangers dès les écoles de rugby et on les fait passer pour des joueurs issus de la formation française (Jiff), ce qui est complètement faux.

C’est un peu la même logique en Top 14 non ?

Oui, mais faire venir des étrangers en Top 14, ce n’est pas une idée bête non plus. Cela permet de voir d’autres mentalités, d’autres philosophies de jeu et d’élever le niveau général du championnat, il ne faut pas l’oublier. Aujourd’hui, c’est la vitrine pour les présidents de club, mais celle du rugby français doit être le XV de France. Il faut essayer de protéger nos propres internationaux, comme cela se fait dans d’autres pays, comme au pays de Galles. Malheureusement, les clubs sont gérés comme des entreprises et ce n’est plus possible d’arrêter cette course à l’armement. Tant qu’ils peuvent se renforcer en respectant les règles, ils le font au maximum avec leurs moyens.

Est-ce pour cela que de nombreux clubs champions de France se retrouvent en Pro D2 ?

Ça, c’est l’évolution naturelle du rugby. Il y a des clubs qui ont marqué leur génération mais qui n’ont pas su trouver les moyens pour perdurer dans le temps. Cela n’enlève rien à la qualité de notre rugby. Au contraire, la Pro D2 est aujourd’hui un championnat de qualité.

Jeudi 2 octobre 2014 tagRUGBY - TOP 14
  • PARTAGEZ SUR
  • twitter
  • facebook
  • linkedin
Newsletter
  • oct. 2014
    Newsletter PMU Sport n°214 - PSG / Monaco : jouer sur les détails pour faire la différence... [Lire la Newsletter]
Sur le même sujet
  • Vendredi 4 décembre 2015
    Julien Pierre : "Quand on prend 50 points..." [lire la news]
  • Jeudi 26 novembre 2015
    Fabrice Landreau : "On n'est pas content de notre rendement" [lire la news]
  • Jeudi 5 novembre 2015
    Olivier Azam : "Préserver l'identité d'Oyonnax" [lire la news]
  • Jeudi 29 octobre 2015
    Marc Andreu : "Ajouter des titres aux performances" [lire la news]
  • Jeudi 22 octobre 2015
    Benjamin Fall : "Le jeu de Montpellier est devenu pragmatique" [lire la news]
Voir tous les communiqués