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Vendredi 5 décembre 2014 tagRUGBY

Rugby - Jacky Lorenzetti : « Le rugby français est paradoxal »

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A l’heure de retrouver la Champions Cup lors d’un déplacement chez les Gallois des Ospreys (samedi, 16h15), le Racing-Métro peut se satisfaire de ses résultats actuels. Jacky Lorenzetti, son président, dresse un premier bilan sportif et donne son avis sur les sujets qui animent le rugby français.

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  © FRANCK FIFE / AFP

La scène européenne

«On pense que la coupe d’Europe est d’un niveau qui transcende nos joueurs, qui décuple leurs ambitions. Donc c’est clair qu’une qualification pour les quarts de finale serait de nature à nous mettre en confiance pour la suite des compétitions et nous donnerait un statut quelque peu différent de celui d’aujourd’hui.»

«Les opérations effectuées sur le schéma de la nouvelle coupe d’Europe me semblaient nécessaires pour rééquilibrer les intérêts de chacun. Tout le monde y trouve son compte financièrement, sans pour autant léser les nations dîtes faibles, comme les Irlandais, les Écossais, les Gallois et les Italiens. Le processus est équilibré et je pense qu’avec des équipes en moins (le format est passé de 24 à 20 équipes), la compétition est encore plus relevée.»

La première partie de saison

«On va dire que malgré les défaites face à Oyonnax (17-21, 10e journée), Grenoble (27-25, 7e journée) et Bordeaux-Bègles (30-21, 2e journée), la saison est plutôt correcte jusqu’à maintenant. Surtout qu’en coupe d’Europe, qui est un de nos objectifs, on est en bonne position, même si seulement deux matches ont été joués (deux victoires pour le Racing-Métro). C’est pour ça que les deux semaines qui arrivent vont être importantes pour nous. J’attends un peu plus de continuité. Si c’est le cas, je pense qu’on ne sera pas très loin du haut de nos objectifs.»

«Il faut rester mesuré mais c’est sûr que l’éclosion de garçons comme Teddy (Thomas) et Alex (Dumoulin) fait plaisir à voir.  Ils ont franchi un cap, ils sont en pleine progression. Mais ce ne sont pas encore de grands champions.»

Le modèle économique du Racing-Métro

«Chaque club possède son modèle économique, en fonction de sa zone géographique. Par exemple, à Castres, il est difficile de se passer du mécénat. Donc les laboratoires Fabre, qui sont le principal pourvoyeur d’emplois dans la ville, voire même dans la région, ont une légitimité sociale à prendre en charge le club de rugby. Notre modèle doit prendre en compte le fait de nous situer dans une grande agglomération. On se base sur la formation et la future Arena qui sera construite dans deux ans. Elle nous permettra d’être bénéficiaires, ce qui constitue une étape primordiale pour notre avenir. Plus le temps passe, plus on valide la finition de la construction de l’enceinte pour le quatrième semestre de 2016.»

«Nous avons investi dans notre centre d’entraînement du Plessis-Robinson, on a des écoles privées qui forment aussi des jeunes, pour nous c’est l’avenir et cela a toujours été une tradition au Racing. Nous avons été élus meilleur club formateur la saison dernière, on est heureux de faire vivre ce trépied du club. Après, bien entendu, il faut compléter l’effectif par des joueurs d’expérience. Des Français bien sûr, mais aussi des étrangers. Sans pour autant perdre la cohésion et la fluidité de l’information au sein du groupe. Il faut que les joueurs se comprennent entre eux, la langue est donc importante. C’est pour cela qu’il faut se garder d’avoir une trop grande proportion d’étrangers dans l’équipe. Aujourd’hui, le Racing est le club, avec Toulouse, qui présente le plus de Français en moyenne sur la feuille de match.»

Les relations entre clubs, ligue et fédération

«Les spécificités du rugby français sont paradoxales puisqu’on nous demande de respecter un quota de joueurs issus de la formation française (Jiff) et on intègre en équipe de France des étrangers qui ne sont pas des «Jiff»… C’est un peu surprenant. Le seul élément positif que les étrangers doivent partager, c’est la langue. C’est comme à la Légion étrangère si j’ose dire. Par ailleurs, je suis un des seuls présidents du Top 14 qui ne manque pas de sel pour dire que je suis contre le «salary cup». Tout simplement parce qu’il est très difficile de réaliser des contrôles. Mais j’espère me tromper quand je dis ça…»

«Je pense que les doublons sont plutôt vertueux mais on les gère mal en termes de communication avec le public. Parce que la plupart des présidents de club qui ont choisi d’engager des internationaux savaient et savent que ces joueurs seraient mobilisés durant certaines périodes avec leur sélection nationale. Donc je trouve que c’est un peu hypocrite de s’en plaindre après. Et puis, je pense que le présumé affaiblissement des équipes du haut du tableau n’est pas vrai puisqu’au final, on retrouve toujours les «gros» clubs en haut de classement. Cela permet de voir des matches accrochés entre les équipes du haut et du bas et cela participe au spectacle du championnat. Surtout qu’on est dans un modèle où les six premiers sont qualifiés pour la suite de la compétition.»

Une nouvelle carte du rugby français ?

«Le rugby de terroir existe toujours. J’en veux pour preuve le modèle d’Oyonnax. C’est une ville située au milieu des montagnes, il ne fait pas beau tous les jours. Mais les joueurs ont forgé leur caractère dans l’adversité. Je rappelle que Perpignan a été champion de France en 2009, que Castres l’a été en 2013. Donc cela prouve qu’il y a toujours de la place pour le rêve et les aléas sportifs.  Et tant mieux !»

«Nous, on a terminé à la place de demi-finaliste la saison dernière, on souhaite désormais se battre pour le titre en Top 14. En coupe d’Europe, nous visons les quarts de finale mais si on peut faire mieux bien sûr… Le but est d’inscrire durablement le club dans l’élite, c’est notre ambition première. Les titres ne doivent être que la concrétisation de cette logique.»

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