• Bienvenue dans la Press Room du PMU. De nos communiqués à notre fil Twitter en passant par les dossiers de presse, Observatoire des Loisirs ou la newsletter PMU Sport, cette nouvelle « salle de presse virtuelle » rassemble tous les éléments et informations utiles pour suivre au quotidien l’actualité du PMU, univers par univers.
Vendredi 19 décembre 2014 tagRUGBY - TOP 14

Top 14 - Florian Denos : «Oyonnax veut s’installer dans le Top 14»

  • PARTAGEZ SUR
  • twitter
  • facebook
  • linkedin

Capitaine d’Oyonnax, Florian Denos (29 ans) officie à l’arrière du club du Haut-Bugey depuis 2012. Il explique les particularités de ce club avant le déplacement à Brive (samedi, 18h30) pour la 13journée du Top 14.

florian-desnos
  © JEFF PACHOUD / AFP

Vous vous apprêtez à affronter Brive en Top 14, après l'avoir rencontré deux fois de suite en Challenge Cup, ce n’est pas commun…

C’est vrai que ce n’est jamais évident de jouer deux fois d’affilée contre un même club mais alors trois fois, ça l’est encore moins. Les deux matches européens étaient les moins importants des trois car celui qui arrive en championnat est capital pour Brive et important pour nous. On sait très bien que ce qu’on a pu voir en coupe d’Europe sera différent de ce qui nous attend samedi. Le contexte changera forcément.

Mais c’est quand même mieux d’avoir remporté ces deux confrontations (22-30 à Brive et 22-17 à Oyonnax)

Bien sûr, ces deux victoires nous mettent en confiance et ce n’est jamais anodin de remporter un match à l’extérieur comme on l’a fait, mais on s’attend à un match d’un tout autre niveau. On sait qu'on est capable de le faire. On a essayé d’identifier leurs points faibles et même s’il y aura des changements de joueurs, on sait où on va.

Le Challenge européen n’est donc pas devenu un objectif ?  

Dans la mesure où on joue le maintien en Top 14, la coupe d’Europe ne peut pas être un objectif. Maintenant, on est toujours en course pour une qualification… On verra bien au mois de janvier quand il faudra se replonger dans cette compétition mais pour l’instant on n’y pense plus et on se concentre sur le championnat.

Quel regard portez-vous sur la série de trois victoires sur laquelle vous surfez en championnat ?

C’est la première fois qu’on réussit à enchaîner trois victoires consécutives en Top 14 depuis notre accession en 2013, donc cela prouve que le groupe a mûri. Avant d’aller défier le Racing-Métro (victoire 17-21, 10e journée), on n’était pas bien. Puis derrière ça, on prend neuf points sur dix à domicile (37-9 face à La Rochelle, 11e journée puis 28-23 contre Bordeaux-Bègles, 12e journée). On est satisfait du mois de novembre. On veut se servir de cette dynamique pour prendre des points et se maintenir le plus rapidement possible.

Comment avez-vous vécu l’annonce du départ de Christophe Urios, votre entraîneur, à la fin de la saison ?

Je suis déçu car Christophe a su relancer certains joueurs comme moi. Il nous a fait progresser et a amené le club parmi l’élite donc oui c'est une déception. Mais ce n’est pas une fin en soi et c’est à nous, les joueurs, de continuer à faire avancer Oyonnax. 

Comment vous a-t-il annoncé la nouvelle ?

Après la victoire sur La Rochelle. Le problème est que l’information avait fuité dans l’après-midi donc peut-être que certains étaient déjà au courant. Moi, je ne l’étais pas… Ça s’est fait tout simplement. On a eu le temps d’intégrer la nouvelle.

Quel est ce projet de club dont vous parlez ?

Pour l’instant, on est toujours le Petit-Poucet du Top 14 mais on a envie d’y rester le plus longtemps possible. Cela passe par un maintien dans un premier temps, puis dans les années futures, pourquoi ne pas aller titiller les sixième et septième places ? On avance petit à petit, on essaie de miser sur l’expérience pour y arriver. Par rapport à la saison dernière, je nous trouve déjà meilleurs.

Vous attendiez-vous à ce que le club progresse si vite ?

Quand on est arrivé en Top 14, on ne savait pas si cela allait fonctionner entre nous même si on connaissait les qualités de chacun. Ici, il y a un vrai public de supporters et cela nous apporte beaucoup. Ça fait plaisir de voir le stade bouillonner à chaque fois qu’on entre sur le terrain.

Sur le plan personnel, comment avez-vous pris la décision de rejoindre Oyonnax ?

Je n’avais pas le choix à vrai dire. Je connaissais déjà Christophe Urios depuis Bourgoin (2006-2009), je savais qu’il allait me redonner une chance et c’est vrai que c’est plus facile de travailler dans ces conditions. Je préfère être dans un club peut-être moins ambitieux mais qui me fasse jouer, plutôt que d’être à l’entraînement et ne jamais être sur le pré dans un club qui joue le haut du tableau.

On dit souvent que la vie n’est pas facile à Oyonnax…

C’est une région qui paraît difficile à vivre, où il y a peu de choses à faire mais il y a beaucoup de lien entre les joueurs. Oyonnax, c’est sûr, ce n’est pas la plus belle ville du monde, mais dans les alentours, il y a de belles choses à voir. Aller se promener en forêt, autour des lacs, quand on aime la nature, c’est pas mal. De toutes les équipes du Top 14, «Oyo», c’est la plus petite ville, ce n’est ni une préfecture, ni une sous-préfecture donc cela montre les différences entre les autres clubs et nous ! C’est familial, on dit souvent ça dans le rugby mais c’est vrai. Tout ce qui nous arrive vient du fait qu’on a le bon état d’esprit et qu’on vit bien ensemble.

Comment analysez-vous les difficultés actuelles de Castres, votre ancien club (2009-2012) ?

C’est impressionnant de voir le club à cette dernière place… Souvent, il y a des phases où on sent venir la difficulté, en passant du Top 6 aux sixième, septième places. Mais là, c’est du rang de finaliste à la lanterne rouge… Cela ne doit pas être évident et je n’aimerais pas me trouver à leur place. Cela prouve aussi que le Top 14 est un championnat homogène et relevé.

Avez-vous déjà pensé à votre après-carrière ?

Oui, même si rien n’est encore établi. J’ai passé mon diplôme d’entraîneur donc cela pourrait m’intéresser d’encadrer par la suite. Bien qu'étant né au Mans, je viens du sud-ouest (il est a été formé à Toulouse avant d'évoluer à Auch) donc je ne pense pas finir mes jours à Oyonnax (rires) mais on ne sait jamais...

Vendredi 19 décembre 2014 tagRUGBY - TOP 14
  • PARTAGEZ SUR
  • twitter
  • facebook
  • linkedin
Newsletter
Sur le même sujet
  • Vendredi 4 décembre 2015
    Julien Pierre : "Quand on prend 50 points..." [lire la news]
  • Jeudi 26 novembre 2015
    Fabrice Landreau : "On n'est pas content de notre rendement" [lire la news]
  • Jeudi 5 novembre 2015
    Olivier Azam : "Préserver l'identité d'Oyonnax" [lire la news]
  • Jeudi 29 octobre 2015
    Marc Andreu : "Ajouter des titres aux performances" [lire la news]
  • Jeudi 22 octobre 2015
    Benjamin Fall : "Le jeu de Montpellier est devenu pragmatique" [lire la news]
Voir tous les communiqués