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Vendredi 2 janvier 2015 tagFOOT Coupe de France

Aderito Moreira : Reims devra être à 100%

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Cinq clubs de DH vivront un rêve ce week-end et si la tâche semble ardue, il en est un, le Petit-Poucet de l'US Saint-Maur Lusitanos, qui envisage son match de Coupe de France, contre le Stade de Reims, avec beaucoup d'espérance. En se souvenant d'un exploit vieux de 12 ans contre Bordeaux, en se fiant aux excellents résultats de cette saison et en écoutant le propos de son entraîneur Aderito Moreira, personnalité attachante et dingue de football...

Aderito, ce match contre le Stade de Reims en 32e de finale de la Coupe de France est historique ?

C'est particulier c'est vrai. Dans l'histoire de mon groupe, c'est un moment agréable mais c'est tendu aussi parce qu'on attend un résultat. Je l'ai déjà vécu comme joueur (avec les Lusitanos) puis comme entraîneur (avec l'UJA Alfortville) mais quelques années plus tard, revivre ça avec les Lusitanos, pour la ville, c'est très sympa.

Quel a été votre parcours personnel ?

J'ai joué. J'ai commencé à Lusitanos puis je suis parti à Corbeil en National. J'ai fait un passage au Portugal, précisément à Salgueiros qui me proposait un contrat professionnel mais l'armée m'a bloqué et je n'ai pas pu l'honorer. J'ai dû rester en France et faire mon service militaire. A cette époque le président des Lusitanos, Armand Lopes, qui voulait bâtir une grande équipe, m'a recontacté de même que quelques anciens du club et en huit ans nous avions fait six accessions jusqu'en National et même jusqu'aux portes de la Ligue 2 puisque nous étions premiers à 4-5 journées de la fin devant Sedan et Wasquehal.

Que s'est-il passé alors entre Créteil et les Lusitanos ?

C'est très simple. En troisième année de National, en 1998-1999, il y a eu divergence entre le Maire de Saint-Maur et le club. L'équipe qui évoluait en National n'avait plus de terrain pour continuer son championnat. Créteil nous a accueillis et il y eut la possibilité d'une fusion entre les deux clubs. C'était plus la volonté de notre président puisque le vote qui s'était déroulé en assemblée générale ensuite ne lui avait pas donné raison. Plus de 60% des votants ont préféré rester à Saint-Maur. Le Président des Lusitanos est donc parti à Créteil, on ne l'a pas suivi. Il a gardé son bébé et le Lusitanos est reparti avec son équipe réserve, en DSR. J'ai repris l'équipe, j'étais en fin de carrière à 35-36 ans. On a gagné la Coupe de Paris et on a gravi les échelons petit à petit pour remonter en DH.
Vous y ètes toujours mais entre temps vous avez connu une autre belle expérience ?

Je suis parti à l'UJA Alfortville, en fin de saison pour des raisons privées. Avec Alforville, nous sommes montés jusqu'en CFA, on a gagné trois titres et atteint les 32es de la Coupe de France en 2008. La Coupe, je la connais bien. La chance que j'ai eue avec mes résultats me donne une certaine expérience. J'ai envie de recommencer et d'aller encore plus loin.

De votre équipe cette saison se dégage un gros potentiel ?

Un gros potentiel oui mais c'est la conséquence de tout ce que j'ai connu avant, de toutes les leçons retenues. Cela m'a donné l'idée de ce que représente une équipe de football. Je ne veux pas être prétentieux mais je pense bien connaître ce sport dans toutes ces dimensions. Les joueurs avec qui j'ai joués, ceux que j'ai dirigés m'ont construit. Avec Alfortville, il n'y avait pas beaucoup de moyens mais on a réussi de très belles choses. C'est vrai que l'équipe des Lusitanos s'est construite petit à petit, elle a bien mûri. En région parisienne, il y a beaucoup de très bons joueurs, on a cette chance. Ici, il y en a à qui on n'a pas accordé une grande importance, qui ne se trouvaient pas en pleine lumière. Ce sont ces joueurs qui m'intéressent. 

Comment avez-vous préparé ce match en cette période de fêtes ?

Il a fallu s'adapter à la situation. Beaucoup de mes joueurs sont pères de famille, il ont eu besoin de se ressourcer en famille avant de retrouver le groupe pour préparer ce match. Pour la Saint-Sylvestre, à trois jours du match, mes consignes ont été les mêmes que pour Noël. J'ai demandé aux joueurs de prendre conscience qu'il faut faire la part des choses, savoir ce qu'ils veulent. Donc bien préparer le match. Je leur ai dit "restez modérés dans ce que vous faites, reposez-vous bien. Soyez observateurs et ne laissez pas partir un copain, un ami prendre la voiture sans capacité physique. Ne cessez pas de penser à Reims. Il y a la démarche collective et celle plus personnelle. Chaque joueur prépare son match différemment d'un point de vue psychologique. Il y a du stress, de l'excitation, de la retenue, du rêve... J'ai décidé de les filmer à l'entraînement. Ça m'a donné aussi des réponses sur leur comportement. 

Vous pensez l'exploit possible ?

Il faut la chance mais je crois en l'exploit. Il y aura une part de chance dans ce match et c'est cette chance qu'on va essayer de saisir. A un moment donné, elle se présentera. Il va falloir éviter d'être menés, savoir négocier les moments difficiles. Tout peut arriver à partir du moment où on saura maîtriser l'adversaire. Si on marque les premiers, tout sera possible... Oui le facteur chance est très important et pour avoir une chance de gagner ce match, il faudra être présent dans tous les domaines. Combien de temps pourra-t-on répondre à Reims sur le terrain ? Pendant une mi-temps ? Une heure ? Pendant tout le match ? Le mieux évidemment c'est tout le match comme on l'a fait contre Créteil au septième tour. La recette c'est de jouer avec ses qualités. Ces joueurs sont là parce qu'ils ont des qualités dans le jeu sans que, parfois, ils en aient bien conscience. Moi je le sais. Avoir des bons joueurs c'est important mais surtout il faut une équipe. Au bout de 20 minutes, l'affaire sera peut-être réglée mais cela peut être en notre faveur. On va répondre au combat physique. Reims est une équipe joueuse et cela devrait aussi nous permettre de nous exprimer.

Le plus difficile n'est-il pas de résister à la pression ?

J'ai d'anciens joueurs pros et c'est un atout. Kevin Diaz a 30 ans et a joué aux Pays-Bas. Il joue comme un jeune. Et il y a Paulinho qui a évolué en Ecosse. C'est un ancien de Créteil, il est resté 4 ans en CFA mais personne n'y faisait attention et là, il éclate avec nous. Ils sont là aussi pour se relancer. Dans notre relation, il n'y a pas de cadeaux et ils ne sont pas là pour finir leur carrière mais pour apporter un plus. Ils ont l'expérience d'avoir joué à haut niveau mais il faut le montrer sur le terrain. Le joueur ne peut pas se cacher. Dans notre parcours, en ce moment, on voit des garçons qui ont un certain niveau et c'est un atout. S'ils n'avaient pas à l'esprit l'envie de se battre pour l'équipe, l'expérience ne servirait à rien.

Vous avez déjà envisagé votre causerie d'avant-match ?

Elle ne sera pas différente de nos matchs de DH. Les joueurs doivent avoir en tête de savoir combler l'écart qui existe entre nous et une équipe professionnelle comme Reims. Dans leur vie, ils travaillent, s'occupent de leur famille et s'adonnent à leur passion, le football. Sur l'aspect psychologique, je sais que mes joueurs ont beaucoup de mérite. Mardi soir, le PMU nous a remis nos maillots et le tifo pour les supporteurs. C'est bon pour l'équipe, pour les joueurs, pour le club, pour le staff... mais le championnat reste la priorité. On veut monter en CFA2 en fin de saison. Ce que nous vivons, c'est du bonus. C'est une bonne expérience pour l'entraîneur que je suis puisqu'il faut gérer des paramètres différents. Cette expérience sera utile. On joue sur les deux tableaux et j'ai envie de tout gagner. Quand la Coupe sera terminée, je retiendrai que tout n'a pas été simple mais que ce fut un grand plaisir. C'est passionnant.

Que vous inspire votre statut de Petit-Poucet PMU?

Je ne me sens pas dans la peau d'un Petit-Poucet mais dans celle d'une équipe capable de rivaliser et qui peut perdre aussi. Pour moi, l'étiquette du Petit-Poucet induit la surprise que l'on peut créer. Il y a un favori, le Stade de Reims et puis nous. 

Cela signifie qu'il faudra être à 110% de vos capacités et Reims un cran en-dessous ?

Non. Reims devra être à 100% et nous aussi. Je le dis sincèrement. La charge de travail est différente mais dans le football, un seul joueur peut avoir le ballon et dans la zone où il se trouve, c'est le plus motivé, le plus fort qui gagnera le ballon. On va faire face à une équipe beaucoup plus mobile mais en faisant bloc on peut contenir n'importe quelle équipe. Contre Reims on a une chance et il faudra la saisir. On ne part pas perdants. On vient sur le terrain comme face à Moulins et Créteil. On a une équipe joueuse et percutante. La question est comment va-t-on faire pour répondre ? 

Imaginez-vous l'impact qu'aura ce match dans l'histoire des Lusitanos ?

On s'est demandé pourquoi ne pas jouer sur notre terrain habituel du Stade Chéron qui n'est pas terrible. Pourquoi pas ailleurs. Et puis avec les joueurs, on s'est dit que c'était mieux d'aller à Créteil, sur un beau terrain. Ce qui m'intéresse, c'est de progresser à chaque match, pas de piéger l'adversaire. Ce match va nous faire avancer et nous permettre de combler un peu de notre retard.

Connaissez-vous Jean-Luc Vasseur, votre homologue rémois qui était à Créteil la saison dernière  ?

On s'est croisés mais je ne le connais pas. Je suis allé les voir jouer contre Evian-Thônon-Gaillard et j'ai des vidéos. Avec des caméras ciblées sur les coups de pied arrêtés. On va avoir la petite touche qui peut faire la différence samedi. Reims met en place un système défensif sur lequel nous allons nous appuyer, qui va décider du placement de mes joueurs. C'est Reims qui va nous donner la tactique. On ne va pas mettre en place un plan contre, on va aller là où ils sont. Je suis joueur et c'est comme ça qu'on a battu Moulins au tour précédent. 

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