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Jeudi 8 janvier 2015 tagRUGBY - TOP 14

Avec Didier Casadéi... « Ne pas passer pour des charlots »

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Conscient de l’immense défi qui attend Brive en déplacement à Clermont lors de la seizième journée du Top 14 (samedi, 20h45), Didier Casadéi, l’entraîneur des avants corréziens, prépare le derby sans se faire trop d’illusions.


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Didier Casadéi, dans quel état d’esprit préparez-vous le match contre Clermont ?

On part avec beaucoup d’humilité car on sait que Clermont est, avec Toulon, une des trois meilleures équipes d’Europe. Au match aller, ils nous avaient battus à plate couture (6-21, 2e journée) donc on va essayer de tenir le score le plus longtemps possible. Les joueurs ne pensent plus à ce match mais on sait que Clermont avait réussi à verrouiller notre jeu en nous posant des problèmes en mêlée fermée. On avait été sévèrement battu sans prendre d’essai, c’est dire si on avait commis des fautes !

Ces rencontres face à une ville proche géographiquement sont forcément particulières dans la saison…

Ça, c’est plus pour les supporters. Ce qu’on retient en tant que dirigeant de club, c’est d’avoir un déplacement pas trop lointain à réaliser. On est vraiment content d’aller jouer à Clermont, on respecte cette équipe car il y a des liens entre les deux clubs. Il n’est pas rare que des joueurs ou des membres de staff passent par les deux maisons. On a toujours eu de bons rapports avec l’ASM et quand on ne l’affronte pas, on la supporte. On sait qu’il va y avoir une belle ambiance, le stade Michelin est l'une des meilleures de France et on espère montrer un beau visage. On ne veut pas passer pour des charlots non plus.

On a l’impression que vous partez défaitiste…

Honnêtement, l’écart est trop conséquent entre les deux clubs aujourd’hui. On a vu que quand Clermont était dans l’obligation de gagner cette saison, il l’a toujours fait, et nettement. Regardez ce que c’était face au Munster (victoires 9-16 en Irlande et 26-19 à domicile) après avoir mobilisé presque une quinzaine d’internationaux lors des matches de la tournée d’automne juste avant ! Ça veut tout dire. La saison dernière, on avait réussi un grand match là-bas (défaite 36-29) avec un effectif au complet. Là, on a une dizaine de blessés…

Vous avez bien identifié des points faibles dans cette équipe ?

Clermont n’a pas de point faible. On l’a vu face à Toulouse le week-end dernier (24-6, 15e journée) puisque même avec des Toulousains qui avaient sorti leurs meilleurs éléments, il n’y avait qu’une équipe sur le terrain. Si un club avec 35 millions d’euros de budget se fait battre comme ça, on se dit que nous, avec le tiers des ressources, on n’a pas grand-chose à espérer. Ce n’est pas un match plus important qu’un autre, en tout cas pas sur le plan arithmétique. Pour nous, cela apparaît impossible d’aller gagner à Clermont donc bon…

Vous avez connu le sacre européen en tant que joueur avec Brive en 1997, comment analysez-vous le parcours du club aujourd’hui ?

Il faut remettre les choses à leur place. Je crois que Brive, en termes de population, cela doit être la 105e ville française, un truc comme ça. On se situe dans un département peu peuplé , on n’a pas la puissance économique des métropoles comme Lyon, Bordeaux, Montpellier ou Paris, qui sont des villes où le rugby s’est développé ces dernières années grâce au soutien des acteurs économiques. C’est difficile de rivaliser mais on essaie de le faire avec nos ressources. Notre objectif est qu’il y ait toujours deux équipes derrière nous en fin de saison.

Cela veut-il dire qu’une ville comme Brive ne peut plus retrouver les sommets ?

Pour ça, il te faut un effectif doublé en qualité et en quantité. Clermont, c’est une vingtaine d’internationaux, on n’en a aucun. Dans notre situation, on ne peut pas se permettre de jouer à fond le championnat et la coupe d’Europe. On en profite pour aligner d’autres joueurs, les former. Il y a peu, nos joueurs actuels évoluaient à Bourg-en-Bresse, Narbonne, Carcassonne, Auch ou Aurillac, ils viennent de la Pro D2. C’est un autre monde. Attention, on est très fier de nos mecs, de l’état d’esprit qu’on véhicule, mais on connaît aussi nos limites. L’objectif à moyen terme, c’est de garder nos bons joueurs, d’améliorer notre formation et de pérenniser le club en Top 14.

Jeudi 8 janvier 2015 tagRUGBY - TOP 14
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