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Jeudi 5 février 2015 tagFOOT Coupe de France

Coupe de France - Grégory Beaugrard, le sage

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Il est sans doute, avec son équipier Frédéric Weis, l'incarnation parfaite du football amateur, de l'US Quevilly et des différentes épopées du club normand en Coupe de France depuis cinq ans. A 34 ans, l'inamovible défenseur central allie sa passion du football avec sa carrière de commercial pour une marque de détergents de carrosserie.

gregory-beaugrard
  © FRANCK FIFE / AFP

Et c'est avec la même excitation, peut-être aussi avec la crainte nécessaire, qu'il disputera mardi (18h15) un huitième de finale à Boulogne-sur-Mer.

Grégory, comment percevez-vous ce match contre Boulogne-sur-Mer ?

C'est une nouveauté parce que tous nos exploits en Coupe, nous les avons réalisés à domicile contre des clubs de Ligue 1 (Rennes à deux reprises, Boulogne, Marseille et le SC Bastia dernièrement). Plus généralement, c'est une magnifique aventure humaine. Cette année, nous avons disputé un match en outre-mer (huitième tour à la Réunion) et cela a fortement contribué à resserrer les liens entres les joueurs, entre les jeunes et les anciens.

La différence, cette année, est que votre parcours se dissocie de ceux de 2010 et de 2012, l'US Quevilly a beaucoup changé ?

C'est vrai. Notre parcours jusqu'en finale en 2012 a été exceptionnel pour nous tous parce qu'il y avait eu un précédent en 2010 (victoire du PSG en demi-finale), c'était les mêmes joueurs et le même staff. Aujourd'hui, le groupe est plus jeune et nous sommes quelques-uns à être des guides même s'il est important que ces nouveaux joueurs vivent ce parcours par eux-mêmes. On leur parle mais on ne rabache pas la même chose sans cesse. Je dois reconnaître que leur naïveté est un atout. Ils sont spontanés. Je ne le suis plus autant.

Votre club a beaucoup souffert après la finale perdue contre Lyon en 2012, comment l'avez-vous vécu ?

Ç'a été dur de vivre la relégation en CFA, d'être sorti de la Coupe au premier tour. Il y a des joueurs qui avaient imaginé partir mais moi, j'avais déjà 31 ans, je suis installé depuis toujours dans la région rouennaise et je ne me voyais pas aller à l'autre bout de la France pour jouer au même niveau. A l'échelon professionnel, je n'avais eu aucune offre concrète. Franchement, je trouve que moi et les autres, nous avions gardé les pieds sur terre, on ne s'attendait pas tous à signer des contrats pros. Nous sommes donc repartis avec un nouveau groupe, avec un nouveau staff et ça n'a pas été facile d'assumer tout ce qui s'était passé. On n'a pas été bon, pendant toute la saison. On est descendu mais le club ne s'est pas cassé la gueule. C'est l'essentiel. Certes l'équipe première est descendue en CFA mais la réserve est en CFA2 et les équipes de jeunes ont de bons résultats.

Quel est le potentiel de l'US Quevilly aujourd'hui ?

Il y a des joueurs de qualité, des jeunes qui ont loupé l'échelon professionnel d'un rien. Nous avons un petit coup de moins bien en championnat mais techniquement, nous avons un niveau intéressant. Nous sommes toujours capables de faire des coups !  Les jeunes sont euphoriques à l'idée de disputer un huitième de finale, les vieux sont plus dans la retenue. Sans êtres blasés non plus mais on va jouer notre chance à fond. Comme d'habitude.

On vous sent méfiant avant ce déplacement ?

Oui, je trouve que le tirage au sort n'a pas été clément. Le défi qui nous attend est difficile et l'horaire du match est ennuyeux pour nos supporteurs qui ne vont pas tous pouvoir aller à Boulogne pour nous soutenir. Cela dit, trois huitièmes de finale en cinq ans, c'est quand même impressionnant.

Combien de temps pensez-vous jouer encore ?

Tant que j'y prends du plaisir et que mes jambes l'acceptent. J'en parlerai sereinement avec mes dirigeants en fin de saison et peut-être ferai-je une saison supplémentaire. Ensuite, avec mes diplômes d'entraîneur, je pourrais bien diriger une équipe de National. Je travaillais au club comme éducateur mais cette année, j'ai relevé un nouveau challenge en me lançant dans une carrière de commercial qui m'oblige à m'entraîner avec l'équipe réserve. Je ne devrais donc pas avoir un problème de reconversion mais j'ai envie de concilier les deux.

Quand on évoque le parcours de Quevilly en 2012, quel souvenir vous revient ?

Le but marqué par Anthony Laup, contre Rennes, en demi-finale. Me revient le bruit, l'explosion du stade à un moment où on sait que le match est fini, que l'exploit est réalisé, que notre billet pour la finale est acquis. C'est un moment fabuleux.

Avez-vous gardé un contact avec votre entraîneur Régis Brouard ?

Non, pas plus moi qu'un autre. C'est le système qui veut ça. Régis était vraiment dans l'affectif et je pense que c'est difficile pour lui de rester sur cette période. Ce qu'il a vécu ensuite à Clermont ou à Niort n'est pas facile mais si je le croise un jour, je sais que ça se passera vraiment très bien.

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